Inscription

Actualités

News 16 mai 2019

Viande : mieux s’informer pour mieux consommer !

Revoilà bientôt l’été et la saison des barbecues. Au premier rayon de soleil, on sort la grille et le charbon. A nous les saucisses trop (ou pas assez !) cuites, les brochettes caramélisées, et les pignons de poulet marinés ! Comme dans beaucoup d’autres pays dans le monde, le Belge a presque cela dans son ADN. Et pourtant, on l’entend souvent : manger trop de viande, surtout cuite au barbecue, ce n’est ni bon pour notre santé, ni pour celle de notre environnement. Qu’en est-il vraiment ?

Les effets de la viande sur la biodiversité
En 2013, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) a estimé que l’élevage de bétail était responsable de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’augmentation de la concentration de ces gaz est un des facteurs bien connus du changement climatique qui est lui-même une des cinq menaces pesant sur la biodiversité. En effet, les changements climatiques rapides ne laissent pas le temps aux espèces et aux écosystèmes de s’adapter et menacent donc leur survie.
Les pratiques agricoles et la nourriture destinée à l’élevage peuvent alourdir ou alléger l’empreinte de la viande belge. Certaines pratiques sont bénéfiques et intégrées dans les écosystèmes. D’autres ne sont pas correctement internalisées dans les coûts de production.
Pour nourrir son bétail, la Belgique importe chaque année des centaines de milliers de tonnes de tourteaux de soja du Brésil, d’Argentine, des Etats-Unis et du Canada. La production de ce soja comporte une série d’effets négatifs sur la biodiversité dans ces pays, dont la déforestation et la pollution par les pesticides.
Enfin, l’élevage industriel est un grand consommateur d’eau vu les techniques d’alimentation qui y prévalent : soja, maïs et autres céréales. La production d’un kilo de bœuf absorberait 13 500 litres d’eau ; un kilo de porc équivaudrait à 4 600 litres et un kilo de poulet à 4 100 litres..

Les effets de la viande sur la santé
En 2015, le Belge consommait en moyenne 84,1 kg de viande par an (toute viande confondue), ce qui équivaut à environ 1,6 kg par semaine. Le Conseil supérieur de la Santé recommande pourtant de limiter sa consommation de viande rouge à maximum 500 grammes par semaine et de consommer peu, voire pas du tout, de charcuteries à base de viande rouge car ces dernières contiennent souvent des agents conservateurs (nitrites et nitrates) dangereux pour la santé. Par viande rouge, on entend surtout la viande de bœuf, de mouton ou d’agneau.
Les Belges consomment donc beaucoup trop de viande par semaine pour leur santé.

Que faire ?

Une étude démontre qu’une réduction de moitié de la consommation de viande peut contribuer à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre. Limiter la viande dans son assiette diminue aussi fortement les risques pour la santé.
D’un point de vue de santé publique et de préservation de l’environnement, il est donc important de limiter sa consommation et de bien choisir sa viande : se renseigner sur sa provenance, privilégier les circuits de distribution courts et le bio, voire établir une relation directe avec un éleveur local. Des gestes qui respectent à la fois le produit, le producteur et la biodiversité.
Ce sont de nouvelles habitudes à prendre de remplacer la viande dans nos assiettes. Nous vous proposons quelques alternatives pour vous inspirer, tout en faisant un geste pour la biodiversité et votre santé :

  • Limiter votre consommation de viande rouge à max 500g par semaine.
  • Varier les alternatives protéinées :animales : poissons, œufs, lait… Pensez à garnir vos assiettes de poisson labellisé…ou d’insectes : ils s’avèrent être de très bonnes sources de protéines (45 à 75% du poids sec). Côté empreinte écologique, le tableau semble également plus positif : il suffirait de 2 kg d’aliments pour produire 1 kg d’insectes, quand il en faut 8 pour la même quantité de viande de bœuf.végétales : céréales, légumineuses, fruits secs, champignons, algues… Elles ont l’avantage de fournir directement leurs protéines sans devoir passer par un intermédiaire qui les « utilise en partie ». Elles ne contiennent par contre pas tous les acides aminés essentiels à l’organisme en un seul aliment. Il faut donc être plus créatif et combiner différents végétaux si vous décidez de vous passer de viande tout en étant en bonne santé.
  • Définir un jour végétarien par semaine.
  • Développer les sens de vos enfants : certes les enfants ont besoin de protéines mais avec modération. Trop de protéines peut être nocif pour leur développement. Faites-leur goûter de nouvelles saveurs, éveillez leurs papilles avec des aliments sains et variés.

 

Les effets d’un barbecue sur la santé… et sur la biodiversité

Chaque année, à l’arrivée des beaux jours, ce mode de cuisson convivial autour duquel se réunissent famille, amis et voisins fait son grand retour. Toutefois, il convient d’être attentif afin de limiter les risques pour notre santé. En effet, certaines substances toxiques peuvent se former suite au contact direct des aliments avec les flammes.

En respectant quelques recommandations, le risque reste heureusement faible :

  • Réglez la hauteur de la grille : Les aliments doivent être cuits par la chaleur des braises et non des flammes, qui atteignent les 500 °C. Il est conseillé de ne pas dépasser les 220 °C lors de la cuisson, ce qui correspond à une grille placée à dix centimètres environ des braises.
  • Préférez le charbon de bois épuré (plus de 85 % de carbone ou de «catégorie A») au charbon ordinaire car il contient beaucoup moins de produits phytosanitaires toxiques.
  • Prenez également soin d’avoir complètement brûlé les allume-feu avant de placer la viande sur la grille. Et ne les utilisez jamais pour raviver le feu pendant la cuisson.
  • Cuisinez plutôt des viandes et des poissons maigres qui dégagent moins d’hydrocarbures.
  • Agrémentez votre plat de légumes, riches en antioxydants bénéfiques pour l’organisme.
  • Pendant la cuisson, retournez souvent les aliments, pour éviter qu’ils surchauffent et se chargent en hydrocarbures et si votre barbecue est équipé d’un couvercle, n’oubliez pas de le fermer. Votre viande sera plus juteuse et les flammes ne brûleront pas vos aliments.
  • Ne consommez pas les parties noircies.
  • Saviez-vous que la Belgique ne produit pas de charbon de bois ? De ce fait, 51% de ses importations proviennent du Nigeria et 16% de l’Ukraine, deux pays où les forêts sont en danger. Alors si vous choisissez de faire un barbecue au charbon de bois, choisissez les produits portant un label de certification FSC !

Nos Partenaires Institutionnels

Nos partenaires privés

Nos partenaires médias et logistiques